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Le Crestois - 09/2016




HISTORIQUE

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Le Basket fait son apparition dans notre ville en 1934-35 par la grâce de deux associations:


- “L’Espérance Crestoise” présidée par Léopold Barrai


- et les Éclaireurs Unionistes, animés par Raoul Bernard et Jean Latune,


La Section Basket de l’Espérance fut fondée par Mr Chomel et l’Abbé Biémet. Elle fut présidée et animée par Mr Chomel pendant 10 ans. Elle avait 2 équipes seniors entraînées par Mr Julian. Le terrain fut construit par les joueurs à la scierie Geuleton (actuellement cartonnage et laiterie). Il était recouvert de mâchefer provenant de l’usine à gaz. Sous l’impulsion de Raoul Bernard, les Eclaireurs Unionistes débutent dans les mêmes conditions et aménagent leur premier terrain sur un court de tennis situé aux Beaumettes.


Trois ans plus tard, apparition d’une nouvelle société avec “l’Alliance Crestoise” qui aménage le Petit Stade, mais ne persévère pas très longtemps dans ce sport.


Malgré la guerre qui retiendra plusieurs de nos joueurs (Paul Grimaud, Léo Morel, François...), le Basket crestois parviendra durant cette décennie à se doter de structures stables. En 1940, seule l’Espérance continue à pratiquer notre sport et parvient à conquérir le titre de Champion Drôme-Ardèche d’Excellence en 1942.


En 1943, le Sporting Club Crestois, qui fait déjà pratiquer le football depuis 1934 décide de créer une Section Basket. Elle n’obtiendra l’agrément de la Direction des Sports qu’en 1944 en raison de l’existence d’une autre société de Basket à Crest. La même année verra l’apparition de la première section féminine, présidée par Madame Jean Rey, assistée de Noélle Moreau, Ginette Pourtier et entraînée par Marcel Serme.

eq2En 1944, le club possédait deux équipes seniors masculins (composées de 9 seniors, 3 juniors et 11 cadets) ainsi que deux équipes féminines et se déplaçaient à vélo. C’est aussi le début des matchs de gala avec la réception du SMUC de Marseille en féminines et du F.C. Grenoble, champion de France avec les internationaux Busnel, Gueuriot, Duperray, Chenel,.en masculins. En 1944, l’Espérance abandonne le basket et laisse le témoin au Sporting qui, à partir d’un solide cinq de base (L. Scheuer, M. Tabardel, Jean, Marcel et Maurice Serme) complété par les départs et arrivées (Brocard, François, G. Jeune, René Cayron) glane de nombreux succès.


En 1947, fondation d’un Comité Directeur de I’USC à partir de la fusion du Sporting et de l’Alliance. L’USC devient une société omnisports au sein de laquelle chaque section possède son autonomie. Le premier Président en sera M. Maurice Rozier bientôt remplacé par Jo Willemin.

En 2000 Le Basket Club de Saillans et le Basket Club de Crest ont fusionné pour former ensemble un nouveau club nommé : USB Crest-Saillans.


QUELQUES FAITS MARQUANTS


1956 : 1/8 de finale de coupe de France


“Crest qui n’est même pas une sous-préfecture, est apparue au communiqué du 8ème de finale de la Coupe de France de basket-ball. Ce petit club a montré aux ténors de quel bois on se chauffe en province lorsqu’il fait au-dessous de zéro.


Et hier soir le commentateur de la radiodiffusion télévision française semblait tout étonné d’avoir à dire à Crest, "l’A.S. Monaco bat d’extrême justesse l’U.S. Crest ". Eh oui, Crest a fait parler de lui, le club d’Excellence des Alpes est allé jusqu’à faire la causette avec les Monégasques de la division nationale. Une causette animée et qui fit un certain bruit dans le landernau.


Hier après-midi, à l’entrée du petit stade, on se serait cru à la Saint Ferréol ou à la Saint Pierre. Il y avait foule. Une telle affiche avait battu le rassemblement loin à la ronde, de tous les sportifs. Donc les supporters étaient là, autour du terrain, à se marcher sur les pieds et à placer les coudes dans les estomacs, afin de voir quelque chose, Ruin au moins. Ceux qui n’y parvenaient pas, escaladaient les grillages du voisinage ou bien grimpaient dans les branches des tilleuls pourtant friables comme du verre. Les officiels appelèrent enfin les acteurs, car c’est au pied du panier qu’on voit le basketteur. Monaco jouait en rouge et Crest en bleu.


Cependant les Monégasques avaient sous leur maillot, d’épaisses flanelles, car les quais de la Drôme, à cette époque, ça n’est pas la Riviera. Les Crestois, Ruin en tête montraient qu’ils n’avaient pas froid aux yeux ni aux pectoraux, sauf Roger Vial, l’employé de banque, qui avait mis un maillot à manches longues. Le capitaine Jean Serme, magasinier de son état, avait donc autour de lui le matériel (humain) pour faire un beau match : le cheminot Ruin, le ténor de l’équipe, le banquier Roger Vial, le marchand de tissus Maurice Serme, le pâtissier Max Tabardel, l’épicier Jean Brocard, l’ouvrier qualifié Louis Scheuer et le postier Jean Weiss qui remplaçait au pied levé le chauffeur Lucien Gilbertini, qui venait de perdre sa mère. L’absence de Lucien fut d’ailleurs un lourd handicap pour les Crestois.


Mais le match est joué. Ruin parti en trombe, revenu en trombe, débordant, trompant, feintant, n’a rien pu. Il a bien marqué 32 points sur 50. Mais il y eut jusqu’à la roulade finale de l’arbitre, trois mal­heureux points de retard. Crest en 8me de finale a donc lâché la rampe qui mène à la Coupe de France. Mais il est tombé en beauté, glorieusement.On ne peut même pas dire qu’il est tombé, il s’est incliné imper­ceptiblement, mais suffisamment cependant pour ces messieurs de la table de marque. Et Monaco avec son international Jacques Berio et son gros Marc Albos, coiffé d’un bonnet de bain rouge qui l’avait fait surnommer par les Crestois «corsaire» est reparti à bord de taxis valentinois avec l’espoir intact. Car ils espèrent, les basketteurs monégasques, pouvoir mettre dans la corbeille de mariage de leur prince, déja duc de Valentinois, cette Coupe de France.


L’exploit des gars de Jean Serme n’en demeurera pas moins célèbre. Et Crest, en tous cas, n’est pas à la veille d’oublier que l’aile de la victoire a frôlé ses basketteurs.


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Pascale Gay et Laure Savasta


Le club a formé deux joueuses qui sont devenues par la suite internationales : Pascale Gay (Aix - 3 sélections), Laure Savasta (Tarbes, 54 sélections). Laure Savasta est de plus la première joueuse française a avoir évolué en ligue américaine professionnelle.


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   Pascale Gay              Laure Savasta



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